
Après avoir consacré, au fil des années, plusieurs grandes figures de la littérature haïtienne, le festival Livres au Féminin choisit cette fois de tourner son regard vers l’avenir. Pour sa cinquième édition, qui se déroulera du 18 au 26 juillet 2026, l’événement mettra à l’honneur les jeunes autrices sous le thème évocateur : « Voix émergentes : éclats d’avenir ! ».
Cette édition spéciale entend offrir une visibilité accrue aux écrivaines qui en sont à leurs premières publications. Les femmes ayant publié un ou deux ouvrages sont particulièrement visées par cette initiative qui se veut à la fois une vitrine et un espace d’accompagnement pour celles qui façonnent la nouvelle génération de la littérature haïtienne.
Au-delà de son thème, cette cinquième édition marque également un tournant géographique. Pour la première fois depuis sa création, le festival dépassera les frontières du Nord du pays pour investir également la capitale. Si le Cap-Haïtien, Limbé et Trou-du-Nord demeurent des villes hôtes, Port-au-Prince accueillera elle aussi une partie de la programmation pendant deux journées.
Cette ouverture traduit la volonté des organisatrices d’élargir la portée du festival et de favoriser les échanges entre les autrices et les différents publics du pays. Dans un contexte où les espaces dédiés au livre et à la création littéraire demeurent limités, l’initiative apparaît comme une occasion de rapprocher les écrivaines de leurs lectrices et lecteurs.
L’édition 2026 coïncide par ailleurs avec les dix ans de l’OEFE (Organisation pour l’Émancipation des Femmes à travers l’Éducation), structure à l’origine du festival. Une double célébration qui permet à l’organisation de réaffirmer son engagement en faveur de la promotion des femmes par l’éducation, la culture et l’expression littéraire.
En donnant la parole aux voix émergentes, Livres au Féminin fait le pari de l’avenir. Un choix qui témoigne d’une conviction : la littérature haïtienne de demain s’écrit déjà aujourd’hui, sous la plume de jeunes femmes dont les histoires, les réflexions et les imaginaires méritent d’être entendus.
